Jean-Pascal Collegia, enseignant, aventurier, écrivain et spinoziste

Posted By: Maryline Martinol In: Sub Category 1 On: lundi, juillet 6, 2015 Comment: 8 Hit: 1488

PRIX DU ROMAN 2017 (Lions Club 103 CC) pour La Lune où les cerfs perdent leurs bois, Éditions Sur Le Fil

Un quart de siècle passé en ZEP aurait dû affaiblir l'homme, tout au moins l'émousser. Au contraire. L'engagement est son style de vie, sa façon d'être, sans arrogance, sans prétention, mais avec la justesse nécessaire à toute entreprise adéquate, qu'elle soit de pensée, de parole, ou d'action. À presque cinquante ans, l'homme est toujours un félin, agile et sans cesse sur le qui-vive. Vigilant, dirait Spinoza. Car voici le secret, son secret : la philosophie de Spinoza. Si la littérature est un refuge, la philosophie est le chemin qui y conduit. À chacun de trouver le philosophe qui lui convient. Le refuge littéraire où nous convie Jean-Pascal Collegia se situe en haut d'une colline perdue au milieu d'immensités sauvages. C'est ici que mène la grâce d'avoir lu Spinoza. C'est là que des personnages vivent, vont et viennent, et toujours s'interrogent sur les étranges circonstances qui les ont menés jusque là. En principe, l'auteur crée une histoire de toutes pièces, mais ici ce n'est pas le cas, c'est même le contraire. C'est l'histoire d'une course folle, celle du monde, de notre monde, qui a créé l'auteur, autrement dit Jean-Pascal Collegia ne pouvait pas ne pas écrire ce roman.

Comments

Created On jeudi, juillet 21, 2016 Posted By Marie-Pierre Amiel Comment Link
Dès les premiers mots se ressent le frisson de la profondeur de l'autre réalité, celle qui aurait pu être une alternative pour l'humanité, une autre route où les actes ont du sens, le temps une raison d'être, les liens avec les composants du monde la véritable richesse. Et non seulement cette réalité est évoquée de façon tangible, et ancrée dans notre époque tout en gardant sa continuité intemporelle, mais le rendu en est fait avec subtilité, force et poésie. Quiconque a déjà ressenti de l'intérieur la justesse du propos, ne peut qu'être séduit, et souvent bouleversé, par les mots qui ont été posés. C'est donc du fond du coeur que viennent ces remerciements. "La patience est une vertu de direction Nord" disent les Lakotas. Il faudra donc en faire preuve en espérant, aux deux sens du terme, un deuxième récit.
Created On jeudi, juillet 7, 2016 Posted By DANIELE Pascal Comment Link
Salut vieux forban. Que de louanges! ... méritées! Je vais pas en rajouter. J'ai eu le grand plaisir de lire ta première version et d'en partager avec toi mon ressenti. J'ai été immédiatement enthousiaste. Tu as su épurer le texte, rester à l'essentiel, sans la moindre longueur dans le développement de l'action ni dans la pensée des acteurs. Heureusement que t'écris pas comme tu parles. Merci pour cette histoire de guerrier. Abrassos. Pascal
Created On lundi, juillet 4, 2016 Posted By Lily Bilbao Perotto Comment Link
Si je devais n'emporter qu'un seul livre sur une île déserte, sans doute serait ce celui là...avec "Le Petit Prince"... J'ai dégusté ce roman comme on déguste un bon vin ou un bon plat, en prenant mon temps, en m'imprégnant des mots, des phrases, des images... J'ai fait ce voyage avec Jason, j'étais dans un monde parallèle...L'écriture de Jean Pascal Collégia n'est pas seulement poétique elle est d'une grande honnêteté ; l'histoire de Jason est pure, sans fioriture et très actuelle. J'incite tous mes amis à acheter ce livre. Quand à moi, je vais le relire et le savourer à nouveau... Merci pour ce joyau qui fait si profondément écho en moi.
Created On vendredi, juillet 1, 2016 Posted By Françoise Budroni Comment Link
En ouvrant ce livre , vous prenez le risque de ne plus avoir envie de le refermer. Le parcours du personnage, l'importance de la nature et la valeur du temps, vous entrainent dans un espace que vous n'avez pas envie de quitter. Un bonheur à dévorer et à faire partager.
Created On vendredi, juillet 1, 2016 Posted By Protche julien Comment Link
Je l'ai lu 5 fois. Le texte est simple et les images qu'il fait fabriquer dans la tête sont nettes. "La simplicité est une vertu qui n'appartient qu'aux grands" Confucius.
Created On samedi, juin 25, 2016 Posted By Vincent Roullier Comment Link
Les hommes seraient peu recommandables et n'auraient pas fini d'être responsables du sale état où se trouverait la planète ; imaginer un avenir heureux pour les siens relèverait de l'inconscience, aujourd'hui et pour les siècles des siècles. Rideau. Eh bien non ! Voilà que dans les 225 pages de son récit "La Lune où les cerfs perdent leurs bois", Jean-Pascal Collegia illustre une spiritualité qui permet de consciemment mourir à ce monde, le sourire aux lèvres. Il s'agit d'une survivance de l'esprit amérindien qui, modernité oblige, pétarade ça et là, sur une carte routière, et souffle sur les calendriers depuis Sitting Bull jusqu'à nos jours en passant par le 11 septembre. Le récit, qui évoque brièvement Kant, Spinoza ou Balzac, n'a pourtant rien d'un pensum. Roman ou conte, son personnage principal, Jason Ours-debout, vit prosaïquement son quotidien et poétiquement ses transports dans des réunifications spatio-temporelles réussies. Morceaux de bravoure littéraire. Le lecteur ne perd jamais le fil et le procédé fait sens. On touche à l'immanence, au grand tout d'un Giono qui, motard, se serait promené dans les vastes et enneigés paysages américains. L'amour, toujours sobre, n'éclate à la fin du récit qu'après cette belle initiation à l'éternité qui permet d'abord aux personnages de se (re)construire au-delà d'eux-mêmes. C'est une fin sur un seuil. Collegia le fera-t-il franchir à ses personnages ?
Created On mardi, juin 7, 2016 Posted By Sylvie Adamiak Comment Link
C'est un des meilleurs livres que j' ai lu. Les mots sont justes, les phrases belles et le sujet passionnant. Et les réflexions sur l' homme et la Nature, une pure merveille ! Bravo, vraiment, et merci pour ce beau, très beau, moment de lecture. Continuez à écrire surtout...
Created On mercredi, novembre 18, 2015 Posted By philippe leschi Comment Link
un magnifique conte philosophique qui nous invite à travers des personnages à la forte identité, à découvrir notre rôle dans l'existence, à vivre en harmonie avec la nature qui est le socle même de l'humanité et que beaucoup d'entre nous ont perdu de vue. A lire et à relire absolument !
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